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Stéphane NOVY

Mécanismes de vieillissement à très longues écheances des aciers inoxydables austénoferritiques

par LABGPM - publié le , mis à jour le

27 novembre 2009

Comprendre l’origine de la fragilisation des aciers austéno-ferritiques utilisés dans les coudes moulés des circuits primaires des centrales nucléaires est une étape clé pour l’anticipation de leur vieillissement. Cette prédiction nécessite une caractérisation et une compréhension du mécanisme de transformation de phase à l’origine de ce constat : la décomposition de la ferrite. Ainsi, de façon duale, des ferrites d’aciers vieillis plus de 20 ans, sur site ou en laboratoire ainsi qu’à différentes températures, ont été analysées par sonde atomique tomographique et un travail de simulation de la décomposition de la ferrite d’alliages modèles Fe-Cr a été initié. Afin de valider les paramètres utilisés en simulation Monte Carlo, une étude expérimentale de la démixtion d’un alliage Fe-20 % at. Cr vieilli à 500°C a été réalisée. Cette étude expérimentale a montré qu’un régime de germination non classique (GNC) intervient dans cet alliage. La simulation de la décomposition de la ferrite dans le même alliage, vieilli à la même température, n’a pas révélé l’enrichissement progressif des précipités de phase α’ caractéristique de la GNC. L’étude d’aciers vieillis plus de 20 ans a permis de confirmer que les aciers vieillis en laboratoire sont représentatifs de ceux vieillis sur site (pour T < 350°C), que la phase G (précipitation intermétallique à l’interface des phases α/α’) n’influence pas la fragilisation de la ferrite et que la différence de traitement thermomécanique n’est pas déterminante quant à l’écart de décomposition observé dans ces aciers.
Mécanismes de vieillissement à très longues écheances des aciers inoxydables austénoferritiques